

Pêche industrielle et fonds marins
Notre diagnostic :
La faune marine concerne en réalité deux activités principales : la pêche en milieu marin, et l'aquaculture.
- Les filets les plus grands ne permettent pas de cibler les espèces péchées et conduisent au rejet de cadavres de poissons "non désirés" en pleine mer.
- Le raclement des fonds marins est responsable de la destruction de 93 % de la biodiversité sous-marine en termes de surfaces.
- Dans le volume des animaux marins pêchés au moyen de chalutiers, . x.
- La grande pêche représente une très faible minorité d'emplois. En 2017, la petite pêche représentait la plus créatrice d'emplois (49,9 %) contre 25,6 % pour la pêche au large, 18,4 % pour la pêche côtière et seulement 6,2 % pour la grande pêche.
- La pisciculture continentale est, elle aussi, sensiblement minoritaire. Avec 33,9 tonnes émises en 2015, elle ne représente que 20,8 % de la production française, loin derrière les coquillages en zones côtières. La pisciculture marine, elle, demeure négligeable (2,9 %).
- Les rejets piscicoles comprennent des nanoparticules, aujourd'hui difficiles à traiter. Parmi elles, l'ion ammonium (NH4+).
- La souffrance des animaux marins est démontrée, au même titres que leurs aptitudes de communication.
Notre direction :
- L'aquaculture n'a de sens que pour les espèces fortement consommées par l'être humain, ou pour mettre fin au raclement des fonds marins. Dans tous les autres cas, son faible niveau de développement rend envisageable et responsable un arrêt de son développement.
- Les embarcations les plus modestes sont à la fois les plus créatrices d'emploi et les moins nocives pour la biodiversité marine.
- Le raclement des fonds marins doit cesser.
- Les activités aquacoles ne doivent plus conduire au rejet de nanoparticules ayant des incidences sur le milieu marin et fluvial.
- Plusieurs pratiques peuvent être évitées pour réduire considérablement la souffrance animale et améliorer la qualité de l'alimentation.
- La pêche de loisirs ne doit plus avoir pour conséquence de tuer ou de blesser les poissons.
Nous proposons de :
1. Engager une transition vers la sortie du chalutage de plus de 19 mètres, et mettre fin à la pêche non sélective et au raclement des fonds marins.
- Inclure l'opposition au raclement des fonds marins au référendum contre les pratique cruelles sur les animaux.
- Transférer l'activité des chalutiers vers les autres embarcations existantes, bien plus sélectives et n'intervenant pas à même les fonds marins.
- Autoriser et accompagner la recherche en vue de la culture des crustacés correspondant aux 20 % d'espèces les plus difficilement transférables.
- Mettre ensuite fin aux subventions de la Politique Commune de Pêche (PCP) à l'endroit des chalutiers.
- Interdire la circulation de chalutiers de plus de 19 mètres dans les eaux françaises au terme du processus, ainsi que le raclage des fonds marins et les Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP).
2. Imposer à tout navire étranger situé dans les eaux françaises la réciprocité exacte des lois qui concernent les pêcheurs français.
Au même titre que l'ensemble des clauses miroirs évoquées dans les volets précédents.
3. Accompagner les propriétaires d'embarcations de pêche dans le remplacement des carburants carbonés par ceux moléculaires (éthanol, hydrogène).
Agir au moyen de la Politique Commune de Pêche.
4. Tenir compte des couloirs de circulation de cétacés en réduisant de 10 % la vitesse maximale des embarcations dans les aires concernées.
L'objectif de cette mesure est de prévenir les risques de collisions entre cétacés et embarcations.
5. Ne pas autoriser la construction d'élevages aquacoles supplémentaires. Limiter la création de nouveaux espaces à la culture de coquillages marins.
Les cas d'implantation souhaitée ou d'extension d'élevages concernent aujourd'hui, notamment, la Gironde et la Bretagne.
Les élevages piscicoles continentaux sont régis par un véritable dilemme relatif à la gestion de l'eau :
- un trop faible renouvellement des eaux favorise une surexposition des poissons élevés aux substances utilisées par les éleveurs, et menace d'augmenter leur nocivité sur le plan sanitaire
- un renouvellement trop élevé nécessite une trop grande augmentation de la consommation d'eau.
La solution se trouve donc dans la mesure suivante :
6. Financer et rendre obligatoire l'équipement des élevages aquacoles existants en dispositifs de dépollution des eaux.
Les méthodes sont aujourd'hui nombreuses : physiques, chimiques, biologiques, osmose, électrocoagulations...
7. Mieux encadrer les conditions sanitaires de l'aquaculture.
Nous ne pouvons pas permettre la propagation de composés nocifs pour les fonds marins. À ces fins, nous souhaitons soutenir la recherche dans le traitement des nanoparticules.
8. Moraliser les pratiques d'élevage aquacole.
- Stopper les mutilations inutiles (épédonculation des crevettes, gaffes, piques) par référendum.
- Systématiser l'étourdissement préalable des animaux aquatiques, au même titre que les animaux terrestres, par référendum.
- Maintenir les poissons vivants dans l'eau.
9. Inclure au référendum l'interdiction de l'élevage de céphalopodes sur le sol français.
Les dispositifs existants à ce jour s'avèrent tout particulièrement générateurs de souffrances et le poulpe ne correspond pas au marché français.
10. Rendre le no-kill obligatoire pour la pêche de loisirs et mettre fin aux hameçons tranchants.
La pêche no-kill suppose d'écraser l'extrémité pointue des hameçons afin de ne pas mutiler les spécimens péchés.
