

Immigration et démographie
Notre diagnostic :
- Rien n'est plus indigne, humiliant et révoltant qu'une promesse non tenue. Nous ne pouvons pas accueillir une proportion plus grande que celles que nous pouvons aider, au risque d'aider insuffisamment tout le monde et de "répartir équitablement la misère", comme le disait Wiston Churchill.
- L'immigration, hors situations géopolitiques éprouvantes, s'explique aussi sur le plan économique, souvent pour tenter de trouver un travail et avec la volonté de s'intégrer à la société. Parfois aussi pour profiter des prestations sociales, sans la nécessité ni l'envie de prendre part à cette même société. La gauche n'évoque que les premiers, l'extrême droite ne perçoit que les derniers.
- L'insécurité n'est pas liée à l'immigration elle-même, mais à l'absence de maîtrise de l'immigration. L'on observe, d'un côté, l'extrême droite affirmer qu'une immigration incontrôlée concentrera les populations nouvelles dans les quartiers défavorisés, et de l'autre, la gauche asséner que le premier facteur d'insécurité et de délinquance réside dans la pauvreté et l'absence de travail ou d'alternative. Ces deux discours se rejoignent en réalité.
- L'absence d'intégration favorise les tensions identitaires, dans un sens comme dans l'autre, et rompt l'unité populaire. Se poser une telle question est malheureux car aucune population ne peut être tenue pour responsable de la politique sociétale qu'elle subit. Toutefois, certaines sociétés répondent à une doctrine conservatrice à un point tel que la vie en société est rejetée par les intéressés, et que certains profils (notamment les femmes, les croyants d'autres religions ou athées, les personnes d'une identité autre qu'hétérosexuelle) sont mis en danger par cette situation.
- Certains États ne respectent pas les accords que nous avons signé avec eux. L'exemple de l'Algérie revient souvent, mais le traitement doit être le même pour tout le monde.
- Les procédures de demande d'asile sont trop longues et lourdes. Elles favorisent l'immigration illégale par désespoir.
- La différence de traitement pour certains soins, non remboursés par la sécurité sociale pour les Français et accessibles gratuitement pour les titulaires de l'Aide Médicale d'État (AME) choque à juste titre.
- Les abus sur les prestations sociales non contributives existent, et concernent autant l'immigration extra européenne qu'européenne (anglaise par exemple). Appliquer des conditions de ressources n'est pas envisageables car les statistiques afférentes sont stockées à l'étranger.
- L'immigration augmentera, tant pour des raisons économiques que climatiques, tant que la démographie mondiale ne sera pas maîtrisée. Les zones du globe les plus pauvres et les plus menacées par le réchauffement climatique sont aussi celles où la croissance démographique est la plus haute. Il existe d'ailleurs des liens de corrélation entre détresse sociale (et, surtout, sanitaire) et surpopulation, comme notre continent l'a montré il y a plusieurs siècles. La subtilité d'un tel aspect est qu'il ne peut susciter de politiques en son propre nom, tant les velléités identitaires poussent à l'adoption de politiques natalistes et au rejet de toute initiative de maîtrise démographique.
Notre direction :
- Nous voulons moins accueillir pour mieux accueillir. Nous ne supportons pas d'entasser les arrivants les uns sur les autres, au nom d'un devoir moral oublié une fois accompli.
- L'immigration économique est possible, mais doit déboucher sur la recherche d'un travail dès les premiers instants en France, voire avant même l'arrivée en France.
- Les réfugiés politiques sont à accueillir, tout particulièrement lorsqu'ils se battent pour des valeurs que nous partageons.
- L'immigration n'est possible que dans la soumission, comme tout Français, à la loi française, et dans le respect (même sans adhésion) des cultures françaises et régionales.
- L'accès à la procédure de demande d'asile doit être plus simple, plus rapide et induire une réponse plus rapide.
- Les accords signés par la France avec d'autres États doivent être respectés de part et d'autre, sinon ils n'ont plus lieu d'être.
- Hors risque sanitaire grave, il n'y a pas de raison pour que des soins payants pour les uns soient gratuits pour les autres, pas plus qu'il n'y a de raison pour que des personnes majoritairement absentes bénéficient de prestations sociales d'un pays où elles ne vivent pas.
- L'immigration, en France ou ailleurs, ne sera maîtrisée que si on la traite à la source : la démographie mondiale. N'oublions pas que la manière la plus humaine de répondre à la crise migratoire est de permettre à toutes et tous de vivre dignement dans leur pays de cœur.
Nous proposons de :
1. Refondre entièrement la procédure de demande d'asile : 100% accessible depuis les ambassades et traitée en 7 jours.
Il n'est pas normal de laisser en place une procédure de demande d'asile aussi longue, et ce pour plusieurs raisons :
- cela fait subir une attente interminable aux réfugiés politiques, qui ne sont pas toujours en situation d'attendre la réponse de la France.
- cela incite certains à se tourner vers l'immigration illégale et donc souvent inhumaine, tant pour des raisons politiques qu'économiques.
- cela monopolise les fonctionnaires et réduit leur capacité de travail.
Pour l'ensemble de ces raisons, nous souhaitons nous inspirer du modèle danois et permettre la réalisation intégrale des procédures de demandes d'asile dans un délai de 7 jours depuis les ambassades de France à l'étranger. Un téléservice resterait accessible pour les pays ne disposant pas d'ambassade.
2. Conserver le droit du sol mais mettre fin à son automaticité entre 11 et 18 ans.
S'inspirer de la loi du 24 août 1993 qui prévoyait qu'elle puisse être demandée entre les 16 et les 21 ans pour un enfant né sur le sol français.
3. Réinscrire la primauté du droit national dans la Constitution afin de protéger nos lois.
Plus d'informations dans le volet "L'inévitable question européenne".
4. Expulser les étrangers condamnés pour crimes et délits graves.
Parmi les délits graves, nous entendons ceux qui menacent l'intégrité physique ou morale du Vivant : violences et maltraitances, discriminations, incitations à la haine, menaces de mort.
5. Ouvrir de nouveaux centres de rétention administrative.
Ils aideront notre pays à faire face à la non-coopération dont certains pays font parfois preuve. Mener une action diplomatique avec ces pays en vue de rétablir une situation normale.
6. Se désengager de tout accord que l'État cosignataire ne respecte pas ou plus.
L'Algérie est un exemple évident, mais tout État dans la même situation doit faire l'objet du même traitement.
7. Déchoir de la nationalité française tout binational ayant affirmé ne pas reconnaître les lois de la République.
En France, en dehors des cas où une autorité administrative émet une information erronée, ou de celui où un texte prévoyant une infraction n'a pas été publié, "nul n'est censé ignorer la loi".
8. Par souci d'égalité de traitement, exclure de l'AME les soins non remboursés par la sécurité sociale ne relevant pas d'un risque sanitaire urgent.
Plus généralement, faire évoluer l'AME vers une Aide Médicale d'Urgence.
9. En l'absence d'emploi en France, conditionner les prestations sociales non contributives à une présence régulière en France durant au moins trois ans.
Il est trop arrivé que des étrangers, notamment européens, profitent de leur travail déclaré dans leur pays d'origine et non en France pour profiter de prestations sociales sans être régulièrement présents sur le sol français. Cela crée un trou dans le budget de ceux qui en ont vraiment besoin, tant les Français que les autres migrants.
10. Fixer des quotas migratoires en provenance des pays qui criminalisent l'homosexualité, le blasphème et/ou l'avortement.
Notre pays a ouvert ces droits à tous ses habitants. Nous entendons les protéger et protéger les citoyens avec eux.
11. Contribuer à la maîtrise de la démographie mondiale par une triple réponse humaine : émancipation féminine, scolarisation massive et retraite digne.
- L'émancipation et la protection des femmes, en contribuant par la diplomatie à la reconnaissance de leurs droits fondamentaux tels l'avortement, ainsi que le planning familial et l'accès facilité à la contraception.
- Le développement massif de la scolarisation, pour assécher le travail des enfants et la nécessité d'accumuler ces derniers pour multiplier les salaires.
- L'instauration de régimes de retraites dignes, pour limiter, dans le même esprit, la dépendance des seniors aux salaires de leurs descendants.
12. S'assurer que chaque centime versé aux ONG humanitaires agissant à l'international serve effectivement à financer l'aide aux démunis, et non à engraisser un régime politique ou un trafic d'êtres humains.
Il s'agit du respect de l'impôt versé par les Français et par les étrangers qui travaillent sur notre sol.
