

Faune sauvage
Notre diagnostic :
Lorsque l'on évoque la faune sauvage, le sujet sulfureux de la chasse n'est jamais loin. En effet, la diversité de ses pratiques a une forte incidence sur le milieu naturel et la biodiversité :
la chasse en enclos implique d'importer du gibier dans son périmètre, et le risque que des spécimens s'échappent dans la nature est élevé ;
la chasse à courre, la chasse de l'ours à même la tanière et la vénerie sous terre occasionne de larges déplacements animaliers qui déséquilibrent les écosystèmes, aussi bien ceux laissés par les animaux que ceux qu'ils rejoignent.
le piégeage engendre le risque de laisser des animaux blessés dans le milieu naturel, au risque de favoriser l'essor de maladies
le nourrissage sauvage du gibier accroît sa fertilité dans certaines situations, à commencer par celle du sanglier.
Cependant, la chasse ne constitue pas le seul et unique sujet de préoccupation de la faune sauvage. D'autres aspects retiennent notre attention, comme le droit animalier, l'implantation des projets relevant des énergies renouvelables ou encore les Nouveaux animaux de compagnie (NAC).
Notre direction :
- La chasse est nuisible lorsque son impact négatif sur la biodiversité est incontestable (les exemples ne manquent pas). Il demeure cependant des espèces sans prédateur naturel en nombre suffisant ; par exemple, le loup, prédateur du sanglier, reste encore faiblement implanté sur le territoire. Face à la prolifération très avancée de ce dernier, la chasse ne peut pas être purement et simplement interdite aujourd'hui.
- Tout le monde doit pouvoir profiter du milieu naturel, notamment les promeneurs.
- Des chasseurs locaux commettront moins de méfaits à l'endroit de la biodiversité et du milieu naturel.
- Les projets de champs de panneaux solaires ou d'éolienne au milieu de la nature est terriblement contre-productive.
- Lorsqu'ils sont dangereux, les Nouveaux animaux de compagnie (NAC) ne peuvent être mis dans des conditions où le risque qu'ils s'échappent existe.
Nous proposons de :
1. Garantir l'équilibre des écosystèmes naturels. Préférer, au lieu de la chasse, la réintroduction d'espèces en sous-nombre.
Par exemple, l'excès de chasse du renard dans le Biterrois a provoqué une invasion de lièvres, qui n'ont plus de prédateur et que la chasse n'est pas capable de réguler. Il y a donc urgence à réintroduire le renard dans le secteur afin de rétablir l'équilibre perdu.
2. Statuer par référendum sur l'interdiction des chasses traditionnelles et/ou susceptibles de perturber la biodiversité.
Parmi elles :
- la chasse à courre, qui incite les grands mammifères à fuir les zones boisées au risque de circuler en milieu urbain et/ou d'entrer en collision avec des automobiles ;
- les traques d'animaux dans leur tanière, dont la fuite peut être décisivement perturbatrice : chasse de l'ours à la tanière, vénerie sous terre... ;
- les parties de chasse en enclos et les élevages à destination de la chasse. En effet, il n'est qu'extrêmement rare que l'ensemble des spécimens introduits dans l'enclos soient chassés ; plusieurs parviennent à s'échapper (notamment les sangliers) et contribuent à l'explosion démographique une fois en liberté ;
- le nourrissage sauvage du gibier, lorsqu'il est démontré qu'il contribue à une grande fertilité. Cela permet l'essor d'espèces invasives ;
- le piégeage et autres méthodes susceptibles de laisser des animaux vifs et blessés.
3. Augmenter la participation de l'État dans la protection des troupeaux.
Les 20 % restant aujourd'hui à la charge des éleveurs représentent toujours un budget trop important au regard de l'enjeu. Leur apporter de l'aide demeure indispensable.
4. Remplacer les tirs au loup par les tirs d'effarouchement.
Les informations scientifiques ont démontré que le tir au loup s'avère non seulement inefficace, mais aussi moteur d'attaques nouvelles.
5. Autoriser les communes à instaurer la préférence locale, permettant de réserver la chasse à des habitants du territoire.
Une des principales origines de la pollution provenant de la chasse (cartouches, mégots, déchets en tous genres) est sa pratique par des personnes ne connaissant pas le territoire et n'étant pas attachées à sa préservation. Parmi eux, l'on trouve les chasseurs venus des villes mais aussi d'autres cantons. À l'opposé, les locaux connaissent déjà les habitants et propriétaires terriens, et sont plus susceptibles de respecter leurs attentes.
Les communes pourront donc publier un arrêté municipal cernant la zone de provenance des personnes autorisées à chasser.
6. Suspendre la chasse pendant 2 ans dans les aires ravagées par les incendies.
Permettre ainsi à la faune sauvage, ainsi que les espèces en mauvais état de conservation, de se redévelopper.
7. Partager la forêt entre ses usagers.
Donner quatre jours (dont un le week-end) aux promeneurs et les trois autres aux chasseurs.
Laisser aux communes la liberté de cette répartition.
8. Refuser l'implantation de projets d'énergies renouvelables dans les forêts.
Faire de même pour tous espaces naturels susceptibles de nuire à la faune sauvage : cibler les aires protégées, les couloirs de migration d'oiseaux, les zones de libre évolution et les espaces de vie d'espèces en mauvais état de conservation.
9. Ne plus considérer "nuisible" toute espèce contribuant à l'équilibre des écosystèmes naturels.
Sortir les animaux concernés du classement ESOD ("espèces susceptibles d'occasionner des dégâts").
C'est pour cette raison précise que la martre des pins (mammifère implanté dans le Berry) a été retirée des ESOD en 2025. En effet, elle se nourrit de rongeurs, d'oiseaux, de lapins et mêmes de marcassins, ce qui permet de contribuer à l'équilibre des espaces naturels.
10. Mieux encadrer la commercialisation et la détention des Nouveaux animaux de compagnie (NAC) dangereux, tels les serpents venimeux.
Réfléchir à une interdiction si les faits divers se multiplient à ce sujet, car ils contribuent à la privation de circulation dans les aires fréquentées dans le cas où ils parviennent à s'échapper. De plus, ils ne sont parfois pas habitués aux écosystèmes sauvages de notre pays et peuvent les déstabiliser durablement.
11. Interdire l'importation en France de trophées de chasse d'animaux exotiques.
Cette activités, que seuls les plus aisées peuvent pratiquer, contribue à la raréfaction d'espèces animales dans les pays équatoriens dont le droit demeure trop faiblement protecteur.
12. Accroître la traque des trafics d'animaux exotiques vifs ou en carcasse.
Malgré l'interdiction, la viande de brousse circule encore à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
