Animaux de compagnie

Notre diagnostic :

  • Le record européen d'abandons d'animaux est français, et les déclencheurs sont nombreux : pauvreté, vacances estivales, périodes de confinement... 
  • Parallèlement, nous continuons d'observer des actes de cruauté à l'encontre de compagnons à quatre pattes
  • Le modèle longtemps connu des fourrières entretient ce profond mal-être, au point que les plus récentes, honteuses de cette réputation, fournissent de très grands efforts pour assurer la dignité et le confort des animaux trouvés.
  • L'euthanasie est encore trop souvent pratiquée en dehors des contextes sanitaires qui l'imposent. Sont concernées, notamment, les fourrières qui, au bout d'une période donnée, ne veulent plus prendre en charge les animaux trouvés.
  • La prolifération des pigeons, phénomène réel, incite les communes à user de méthodes létales. Pourtant, des alternatives peu onéreuses existent.
  • Les procédures judiciaires, de la part de néoruraux, à l'encontre d'animaux faisant pleinement partie du paysage local (tels le coq), sont inadmissibles, et saturent vainement les tribunaux.

Notre direction :

  • Aucun animal ne devrait être vendu ou confié à l'adoption sans les préalables : identification, vaccination, santé certifiée. Aujourd'hui, les petites annonces échappent à ces précautions et les acheteurs comme les animaux peuvent en être victimes.
  • Les fourrières peuvent et doivent progresser
  • Pour de nombreux français, et pour nous, un animal de compagnie est un membre à part entière de la famille.
  • Dès lors que des méthodes contraceptives accessibles existent, l'usage de procédés létaux pour contrôler la population d'animaux liminaires n'est pas justifiable.
  • Nul ne devrait être séparé de son animal pour des raisons sociales.
  • L'animal est partie prenante d'un écosystème, soit-il naturel ou potentiellement anthropique. Mettre fin à la présence du coq pour plaire à ceux qui ne connaissent pas le territoire est insensé.

Nous proposons de :


1. Redéfinir la réglementation des fourrières.

Travailler main dans la main avec les fourrières les plus soucieuses du bien-être animal.

2. Mettre fin aux petites annonces de dons d'animaux.

TF1 a mis en lumière en 2026 un scandale déjà connu : des petites annonces d'animaux censés être gratuits, vendus en réalité plusieurs centaines d'euros sans identification, ni vaccinations, ni certificat. Ces petites annonces permettent notamment à des personnes déjà condamnées pour maltraitance animale de se procurer des animaux en toute discrétion.

3. Améliorer la visibilité des numéros et des plateformes d'appel pour animaux perdus ou retrouvés. 

S'inspirer des exemples de réussite, comme les Alpes-Maritimes.

4. Le nouveau statut juridique de l'animal permettra de renforcer sensiblement les peines pour maltraitance animale.

Plus de précisions dans le volet "Des institutions pour les animaux".

5. Limiter l'autorisation d'événements et d'expositions susceptibles d'encourager les achats compulsifs, et, avec eux, la hausse des abandons.

Redoubler de vigilance au niveau préfectoral.

6. Proscrire l'euthanasie d'animaux pour des raisons de simple convenance.

Dans le secteur de l'élevage comme dans celui des fourrières, il arrive encore que les animaux jugés inutiles ou encombrant soient euthanasiés au terme d'une période donnée. Nous ne pouvons pas l'accepter.

7. Réfléchir à l'inclusion de la garde d'un animal dans le calcul du quotient familial.

N'oublions pas que nombre d'animaux sont considérés par leurs maîtres comme des membres à part entière de la famille, et, prioritairement, que leurs besoins physiologiques représentent un coût.

8. Généraliser l'accueil des sans-abri avec leur animal de compagnie dans les Centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

Le premier CHRS à accueillir les compagnons à quatre pattes des sans-abri est celui de Melun, en 2022.

9. Soutenir les communes dans l'usage de graines contraceptives pour pigeons.

Soutenir aussi les Établissements publics territoriaux (EPT) lorsqu'ils détiennent cette compétence.

D'après France Pigeon, "Les graines contraceptives agissent en quelques jours sur les hormones des pigeons, qui deviennent stériles (mâles comme femelles). Dès lors, ils ne construisent plus de nid, et leur population est contrôlée."

10. Rendre irrecevables les plaintes à l'encontre d'animaux participant du patrimoine local, à commencer par les coqs. 

Contribuer ainsi au désengorgement des tribunaux.

11. Combattre les importations illégales d'animaux.

La population de chiens et de chats en souffrance sur le sol français est trop élevée pour que l'on puisse se permettre la moindre indulgence à l'égard du trafic d'animaux. Ces animaux proviennent notamment des pays d'Europe de l'Est.